Patrimoine et centralité
A Peyrehorade, le gave de Pau et le gave d’Oloron s’y rejoignent pour former les Gaves réunis. La ville est posée sur le point de rencontre, au bord de l’eau, et c’est de là qu’elle tire son rôle historique : capitale du pays d’Orthe, carrefour entre Béarn, Landes et Pays basque.
Comment rouler à Peyrehorade
Le VTT des Gaves et de l’Adour
Peyrehorade se situe dans le département des Landes (40), en région Nouvelle-Aquitaine, dans le pays d’Orthe, à 18 km au sud de Dax, à mi-chemin entre l’Adour et les premiers contreforts béarnais. 3 700 habitants, 16,11 km², soit 230 habitants au km². Arrondissement de Dax, canton d’Orthe et Arrigans, communauté de communes du Pays d’Orthe et Arrigans. Les habitants sont les Peyrehoradais.
Classée en bourg rural, elle est ville-centre de l’unité urbaine de Peyrehorade, agglomération intra-départementale de six communes, et commune-centre de l’aire d’attraction de Peyrehorade, qui ne regroupe que trois communes.
Le relief est celui d’une plaine alluviale : l’altitude va de 2 à 140 mètres. Le point bas est le lit des gaves, le point haut les coteaux de rive droite. C’est plat, et c’est un atout pour le vélo utilitaire comme pour l’itinérance.
Communes limitrophes (6) : Bélus, Cagnotte, Cauneille, Hastingues, Oeyregave et Orthevielle. Au sud-est, le territoire communal est distant de 150 mètres de celui de Sorde-l’Abbaye.
Les terres sont arrosées par le gave de Pau et le gave d’Oloron, affluent du premier, qui s’y réunissent pour former les Gaves réunis. Le point de confluence, à l’aval immédiat de la ville, est le Bec du Gave, là où les Gaves réunis rejoignent l’Adour. Tout le système hydrographique du secteur converge ici : c’est ce qui a fait de Peyrehorade un port, un marché et un passage.
Occupation des sols (2018) : 42,6 % de territoires agricoles, en nette diminution depuis 1990 (52,3 %). Détail : 35,9 % de forêts, 26,1 % de zones agricoles hétérogènes, 16,5 % de terres arables, 15,8 % de zones urbanisées, 3,6 % de zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication, 2,1 % d’eaux continentales. Une commune forestière et agricole, avec une tache urbaine resserrée autour du bourg.
Climat de type tempéré, pluviométrie élevée, supérieure à 1 200 mm/an, hivers très doux, vents faibles , le climat atlantique des barthes, qui explique les vergers.
Peyrehorade est surnommée la capitale française du kiwi. Les vergers de kiwi structurent le paysage des barthes et l’économie locale, aux côtés de la salmoniculture de l’Adour, la Maison du Saumon Barthouil est installée sur la route de l’abbaye d’Arthous.
Patrimoine : le château d’Orthe, dit château de Montréal, domine le gave ; l’église Saint-Martin ; le port ; la place du marché sous les platanes, où se tient chaque mercredi depuis 1358 le marché traditionnel des producteurs, doublé d’un marché plus petit le samedi.
Pour le vélo, ce carrefour a une conséquence paradoxale. Peyrehorade est au milieu du grand axe cyclable de la région, le tronçon V81 / EV3 (Scandibérique) Urt – Escos, mais elle n’est pas sur le tracé officiel. L’AF3V avait demandé que la V81 quitte la Bidouze à Guiche pour suivre les Gaves réunis jusqu’à Peyrehorade puis le gave de Pau vers Bellocq. Le Département des Pyrénées-Atlantiques a préféré garder l’itinéraire entièrement sur son territoire : la véloroute continue jusqu’à Came, franchit une colline escarpée aux pentes supérieures à la norme, descend sur Escos, remonte à Salies-de-Béarn et redescend à Bellocq.
Résultat : la Ville est desservie par une variante conseillée par l’AF3V, qui passe par son pont (km 11,4), et non par l’itinéraire balisé. C’est une situation rare et parlante : une ville-étape de 3 700 habitants, avec gare, château, port et tous commerces, à trois kilomètres d’une véloroute nationale qui ne la traverse pas.
La V81 / EV3, à côté : le tronçon Urt – Escos fait 40 km et appartient simultanément à la Véloroute du Piémont pyrénéen (V81) et à la Scandibérique (EV3), qui traverse la France du nord au sud en suivant l’Adour depuis Dax et Saubusse jusqu’au pont d’Urt, où elle change de rive. Le jalonnement existe, avec directions et distances vers Orthez et Bayonne.
Ce tronçon ne passe pas par Peyrehorade. Le tracé officiel remonte la Bidouze par Guiche, Bidache, Came, puis franchit la colline entre Came et Escos avec des pentes supérieures à la norme nationale — l’AF3V rappelle que la pente maximale admissible est de 3 %, et que ce passage rend la portion « cyclo-sportive ». Le détour par la colline est un choix départemental : garder la V81 en totalité dans les Pyrénées-Atlantiques.
La variante AF3V, elle, passe par la ville. Le « parcours conseillé AF3V » Guiche – Peyrehorade – Bellocq par les vallées est décrit comme adapté aux cyclo-randonneurs chargés, aux débutants et aux familles. Il quitte l’itinéraire officiel au port de Guiche, longe l’autoroute puis passe sous l’autoroute et la voie ferrée jusqu’à la D 261 au bord des Gaves réunis, à 500 m du Bec-du-Gave. Puis Hastingues et son port, l’abbaye d’Arthous (km 8,5), la Maison du Saumon Barthouil, et le pont de Peyrehorade (km 11,4) — où l’on peut traverser pour visiter la ville, son château, son port, son marché. La variante repart ensuite par la D 33 vers Oeyregave, franchit le gave d’Oloron et rejoint Sorde-l’Abbaye (km 17), puis Saint-Cricq-du-Gave, Lahontan et Bellocq (km 31,6), où elle retrouve la voie verte venue de Salies-de-Béarn. 41 km avec les visites. C’est un itinéraire de grande qualité, mais il est non balisé comme véloroute : c’est un parcours repéré, pas un itinéraire officiel.
Dans la ville, Peyrehorade est plate, traversée par des axes routiers — la D 19, la D 33, la D 123 — et son pont sur les gaves est un point de passage obligé. La circulation y est celle d’un bourg-carrefour : modérée, mais concentrée sur peu d’axes.
Le VTT et les boucles : le secteur est couvert par des parcours balisés, dont un VTT « À la découverte des Gaves et de l’Adour » au départ de Peyrehorade : direction Orthevielle et Port de Lanne, descente de l’Adour vers le Bec du Gave, puis retour par les Gaves réunis, au milieu des vergers de kiwi.
Rouler au quotidien à Peyrehorade
Avec 3 700 habitants, 230 habitants au km² et une altitude qui ne dépasse pas 140 m, Peyrehorade réunit les conditions d’un bourg cyclable : tout est à portée, le relief ne dissuade pas, la taille permet de tout faire à vélo. Le problème n’est pas la topographie, c’est l’infrastructure.
Le bourg est structuré par des routes départementales qui le traversent plutôt qu’elles ne le desservent, et le pont concentre l’essentiel du trafic. Pour un habitant qui va au marché du mercredi, à la gare ou au collège, le vélo est possible mais pas confortable : il n’y a pas de continuité protégée documentée, et la traversée des gaves se fait en partage avec les voitures.
Le levier le plus évident, c’est encore la gare. Elle est desservie par des trains TER, point d’accès en transports en commun au tronçon Urt – Escos — mais elle est à 3 km de l’itinéraire. Trois kilomètres, c’est court à vélo et long quand on arrive avec des sacoches et qu’on ne sait pas par où passer. Relier la gare au pont et au bourg par un itinéraire lisible transformerait Peyrehorade en véritable porte d’entrée vélo du pays d’Orthe.
Second levier : faire passer la V81 officielle par la ville. Le dossier n’est pas clos pour autant : la cohérence d’itinéraire et le confort des familles plaident toujours pour la vallée.
Voies vertes et véloroutes
Deux grands itinéraires se croisent ici sans se rencontrer.
- La V81, Véloroute du Piémont pyrénéen, doit relier l’Atlantique à la Méditerranée sur plus de 600 km par Bayonne, Pau, Lourdes, Tarbes, Boussens, Saint-Girons, Foix, Chalabre, Rivesaltes et Le Barcarès. Dans les Pyrénées-Atlantiques, le Département l’aménage depuis dix ans sous le nom de « Véloroute Pyrénées-Gave-Adour », appelée à relier Lestelle-Bétharram à Bayonne sur 160 km en suivant les berges du gave de Pau puis de l’Adour.
- La Scandibérique (EV3) traverse la France du nord au sud et suit l’Adour depuis Dax et Saubusse jusqu’au pont d’Urt, où elle change de rive. Le tronçon Urt – Escos est commun aux deux véloroutes : c’est un axe de dimension européenne qui passe à quelques kilomètres de la ville.
Aucune voie verte n’est aménagée dans les limites communales. Le réseau existe à l’échelle du secteur — Urt, Bidache, Salies-de-Béarn, Escos, Bellocq — mais la commune reste un point de passage routier, avec un pont à franchir.
Services vélo
- V81 / EV3 Urt – Escos : 40 km jalonnés, communs à la Véloroute du Piémont pyrénéen et à la Scandibérique ; ne traverse pas la commune.
- Variante AF3V Guiche – Peyrehorade – Bellocq : 41 km avec les visites, plate, passant par le pont de Peyrehorade (km 11,4) ; parcours conseillé, non balisé comme véloroute.
- Voie verte d’Urt : 3,7 km au bord de l’Aran, réalisée fin 2021, qui évite la D 261.
- Voie verte de Salies-de-Béarn à Escos : 8 km sur ancienne voie ferrée, prolongée vers Bellocq depuis 2023 — le débouché amont de la variante.
- Gare de Peyrehorade : trains TER sur l’axe Bayonne – Puyoô – Toulouse, à 3 km de l’itinéraire véloroute.
- Parcours VTT balisé « À la découverte des Gaves et de l’Adour » au départ de la commune.
- Abbaye d’Arthous : Centre départemental du Patrimoine, étape culturelle de la variante, avec accueil et stationnement.
- Commerces et services : tous commerces dans le bourg, marché du mercredi depuis 1358, Maison du Saumon Barthouil sur la route de l’abbaye.
Pour aller au-delà de la commune
- Vers l’abbaye d’Arthous et Hastingues (ouest) : par la variante AF3V, 8,5 km jusqu’à l’abbaye, port d’Hastingues à 5,7 km.
- Vers Guiche et Urt (ouest) : par la variante puis l’itinéraire officiel, avec la voie verte de l’Aran et le pont d’Urt.
- Vers Bayonne : par la V81 / EV3 vers l’ouest, ou par le train.
- Vers Sorde-l’Abbaye (est, 17 km) : par la D 123, après la traversée du gave d’Oloron ; église aux mosaïques romaines, abbaye, sentier le long du gave.
- Vers Saint-Cricq-du-Gave, Lahontan et Bellocq (est, 31,6 km) : par la variante, avec les vergers Lasserre à Lahontan et la cave de Bellocq.
- Vers Salies-de-Béarn (nord-est) : par la voie verte de Salies à Escos, qui rejoint Bellocq.
- Vers Escos et Orthez : par la V81 via Salies-de-Béarn, ou par la route.
- Vers Dax (18 km, nord) : par la D 947 ou le train — thermes, gare TGV.
- Vers le Bec du Gave : à 500 m de la variante, confluence des Gaves réunis et de l’Adour.
- Vers le château de Gramont : boucle référencée au départ d’Hastingues.
- Vers Orthevielle et Port de Lanne : par le parcours VTT des Gaves et de l’Adour.
Sources et ressources utiles
- AF3V, Véloroute du Piémont Pyrénéen (V81) et La Scandibérique (EV3) de Urt à Escos (40 km communs aux deux véloroutes, V81 de plus de 600 km, Véloroute Pyrénées-Gave-Adour de 160 km, demande AF3V de passage par Peyrehorade, tracé départemental par Came et la colline avec pentes supérieures à 3 %, variante conseillée Guiche – Peyrehorade – Bellocq de 41 km avec visites, pont de Peyrehorade au km 11,4, abbaye d’Arthous au km 8,5, Sorde-l’Abbaye au km 17, Bellocq au km 31,6, gare de Peyrehorade à 3 km, voie verte de 3,7 km à Urt réalisée fin 2021)
- VVV Sud et AF3V, contribution au Conseil général des Landes sur la V81 (itinéraire en rive gauche de l’Adour puis des Gaves réunis, passage par l’abbaye d’Arthous, Peyrehorade et Sorde-l’Abbaye)
- VVV Sud et AF3V, demande V81 de la CC du Pays d’Orthe (tracé plat par les Gaves réunis et le gave de Pau, desservant Peyrehorade)
- Guide des Landes, Parcours VTT à la découverte des Gaves et de l’Adour (départ de Peyrehorade, Orthevielle, Port de Lanne, descente de l’Adour vers le Bec du Gave, retour par les Gaves réunis, vergers de kiwi)
- Guide des Landes, Cycling in the Landes (GR 655 et itinéraires cyclables des Landes, Sorde-l’Abbaye sur les bords du gave d’Oloron près de Peyrehorade)

