Hastingues

Hastingues tient dans un écart d’altitude : 0 à 84 mètres. Le zéro, ce sont les barthes, ces prairies basses que les crues recouvrent ; le 84, c’est le promontoire sur lequel la bastide est bâtie. Toute la commune est contenue dans cette dénivelée, et tout le vélo aussi. La ville haute domine la plaine…

Code postal
40300
Population
609 (2023)
Voies vertes
3,1 km

Maire

Hastingues tient dans un écart d’altitude : 0 à 84 mètres. Le zéro, ce sont les barthes, ces prairies basses que les crues recouvrent ; le 84, c’est le promontoire sur lequel la bastide est bâtie. Toute la commune est contenue dans cette dénivelée, et tout le vélo aussi.

Comment rouler à Hastingues

Les barthes et le VTT

Hastingues se situe dans le département des Landes (40), en région Nouvelle-Aquitaine, dans le pays d’Orthe, au sud du département et en limite des Pyrénées-Atlantiques. 609 habitants, 14,54 km², soit 42 habitants au km². Arrondissement de Dax, canton d’Orthe et Arrigans, communauté de communes du Pays d’Orthe et Arrigans. Les habitants sont les Hastingòts ou Hastinguots.

Classée en commune rurale à habitat très dispersé, elle est hors unité urbaine et appartient à la couronne de l’aire d’attraction de Peyrehorade, qui ne compte que trois communes. Autrement dit : Hastingues n’est pas seulement rurale, elle est à la périphérie d’un pôle qui est lui-même petit.

Le relief est simple et il explique tout : l’altitude va de 0 à 84 mètres. Les barthes, prairies basses, plaines alluviales recouvertes par les eaux en période de crue, encadrent le site et occupent le fond. La ville haute est installée sur un promontoire qui domine la plaine.

Communes limitrophes (8) : Bardos, Bidache, Came, Guiche, Oeyregave, Orthevielle, Peyrehorade et Sames. Quatre d’entre elles (Bardos, Bidache, Came, Guiche) sont en Pyrénées-Atlantiques : la commune est réellement à la charnière des deux départements.

Les gaves réunis traversent la plaine du pays d’Orthe, en contrebas du promontoire. Le port d’Hastingues, sur la rive, est l’un des points d’embarquement historiques du secteur et l’un des rares endroits où le vélo touche l’eau sans avoir à grimper.

72,8 % de territoires agricoles, en diminution depuis 1990, et dans le détail : 61,6 % de terres arables, 21,4 % de forêts, 11,1 % de zones agricoles hétérogènes, 3,1 % de zones urbanisées, 2 % d’eaux continentales, 0,8 % de zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication. Une commune de grande culture et de bois, avec un village qui n’occupe presque rien.

Pluies régulières, hivers doux, et des crues qui font partie du paysage.

La bastide et son plan régulier, la porte de ville sud-ouest, l’église Saint-Sauveur (1304), des fortifications partielles, un vestige de fossé. De 1600 à la révocation de l’édit de Nantes en 1685, un temple protestant a côtoyé l’église catholique. Les derniers privilèges de la cité disparaissent à la Révolution.

L’abbaye d’Arthous se trouve sur le territoire communal : ancienne abbaye prémontrée, aujourd’hui Centre départemental du Patrimoine des Landes, avec ses sculptures romanes et son programme d’expositions. C’est le principal motif de visite du secteur — et l’étape culturelle de la variante cyclable, à 8,5 km du départ de Guiche.

La ville haute domine la plaine du pays d’Orthe que traversent les Gaves réunis, au sud des Landes, à la limite des Pyrénées-Atlantiques. Un oppidum romain occupait le site avant que l’abbaye d’Arthous ne cède, le 21 février 1289, une partie de son territoire au roi Édouard Ier d’Angleterre par un contrat de paréage. John Hastings, sénéchal de Gascogne, y fonde une bastide pour tenir les marches du duché d’Aquitaine. La muraille commencée en 1289 ne sera jamais achevée. Les travaux d’aménagement de la cité datent de 1303-1306, l’église Saint-Sauveur de 1304, année où 44 familles reçoivent chacune une parcelle de 74 × 12 m avec l’obligation de bâtir dans les deux ans, four et jardin compris, séparées par des andrones qui recueillent l’eau de pluie et limitent les incendies.

Sept siècles plus tard, il reste 609 habitants, un plan de bastide intact, la porte sud-ouest, un vestige de fossé, des fortifications, et un site naturel inscrit depuis 1968 sur 6,5 hectares.

Pour le vélo, Hastingues est un cas net : la plaine est facile, le village est en haut. La variante de la V81 passe au port d’Hastingues, au bord des Gaves réunis, à 5,7 km du départ de Guiche, puis il faut monter pour entrer dans la bastide. C’est une pente moyenne, pas un mur, mais c’est un filtre. Et c’est précisément ce qui distingue cette commune des autres côtières : ici, le vélo arrive par l’eau et finit par la côte !

Rouler au quotidien à Hastingues

Le parcours conseillé Guiche – Peyrehorade – Bellocq traverse la commune par le bas. Depuis le port de Guiche, on longe l’autoroute, on passe sous l’autoroute et la voie ferrée, on rejoint la D 261 au bord des Gaves réunis à 500 m du Bec-du-Gave, puis on suit la D 261 jusqu’au carrefour de la D 253 (km 4,5). C’est là qu’on peut monter visiter Hastingues. Le village est à quelques centaines de mètres au-dessus de la plaine. Le parcours redescend ensuite vers le port d’Hastingues (km 5,7), au bord des Gaves réunis, où l’on trouve le fabricant de nasses et paniers en osier, puis continue par le chemin du Bimi à travers les champs de maïs jusqu’à l’abbaye d’Arthous (km 8,5).

La V81 / EV3 balisée passe plus à l’ouest, par la Bidouze, Guiche, Bidache et Came. La variante par Hastingues est un parcours repéré par l’AF3V, recommandé aux familles et aux cyclistes chargés parce qu’il reste dans les vallées et évite les fortes pentes de Came – Escos. Elle est plus plate, mieux desservie en patrimoine, mais non balisée comme véloroute.

Entrer dans Hastingues à vélo, c’est monter. Le village lui-même est court : quelques rues, une place, la porte, l’église. Une fois en haut, on est dans une bastide de 6,5 hectares classés, et le vélo devient presque encombrant.

Le fond de vallée est plat, ombragé par endroits, traversé de chemins agricoles et de routes départementales étroites. C’est un terrain de promenade remarquable — chemins du Bimi, route de l’Abbaye — mais pas un réseau cyclable structuré.

Une boucle château de Gramont – village d’Hastingues au départ du lotissement Lapuyade, combine la bastide, les coteaux et le château de Gramont. Le secteur est aussi couvert par les circuits VTT du pays d’Orthe, dont le parcours « À la découverte des Gaves et de l’Adour » au départ de Peyrehorade.

Voies vertes et véloroutes

Le réseau existe à l’échelle du secteur : voie verte d’Urt au bord de l’Aran (3,7 km, fin 2021), voie verte de Bidache, voie verte de Salies-de-Béarn à Escos (8 km sur ancienne voie ferrée, prolongée vers Bellocq en 2023).

La V81 / EV3 ne traverse pas Hastingues. Le tronçon Urt – Escos, long de 40 km et commun à la Véloroute du Piémont pyrénéen et à la Scandibérique, passe à l’ouest par Guiche et Bidache. C’est l’axe de dimension européenne du secteur, et il ignore la bastide.

La variante AF3V est donc le seul itinéraire cyclable qui dessert réellement la commune. Elle a été conçue pour rester dans les vallées : de Guiche au Bec-du-Gave, puis Hastingues, l’abbaye d’Arthous, Peyrehorade, Sorde-l’Abbaye, Saint-Cricq-du-Gave, Lahontan et Bellocq — 41 km avec les visites, sur un terrain plat ou faiblement vallonné, adapté aux familles. L’AF3V la recommandait dès 2013 comme tracé alternatif à la V81 officielle, arguant qu’elle dessert Peyrehorade et ses services et qu’elle évite les pentes de Came à Escos. Le Département des Pyrénées-Atlantiques ne l’a pas retenue.

Le paradoxe local : la commune qui abrite le principal site patrimonial du secteur est desservie par un itinéraire non balisé, tandis que l’itinéraire balisé passe à quelques kilomètres sans y mener.

Services vélo

  • Variante AF3V Guiche – Peyrehorade – Bellocq : passe au port d’Hastingues (km 5,7) et à l’abbaye d’Arthous (km 8,5) ; montée au village à pente moyenne depuis le carrefour D 253 ;
  • V81 / EV3 officielle : tronçon Urt – Escos de 40 km, à l’ouest de la commune, par Guiche, Bidache et Came.
  • Abbaye d’Arthous : Centre départemental du Patrimoine, accueil, expositions, aire de stationnement ; point d’étape de la variante.
  • Port d’Hastingues : accès aux Gaves réunis, fabricant de nasses et paniers en osier.
  • Boucle VTT château de Gramont – village d’Hastingues au départ du lotissement Lapuyade (Komoot).
  • Circuits VTT du pays d’Orthe, dont le parcours « À la découverte des Gaves et de l’Adour » au départ de Peyrehorade.
  • Commerces : aucun commerce structurant dans la commune ; tout se trouve à Peyrehorade (3 à 4 km) ou à Bidache.
  • Gare la plus proche : Peyrehorade, à quelques kilomètres, trains TER sur l’axe Bayonne – Puyoô – Toulouse.
  • Loueurs, ateliers, hébergements Accueil Vélo : non identifiés dans cette passe ; à vérifier auprès de l’office de tourisme du Pays d’Orthe et Arrigans.
  • Stationnement vélo sécurisé : non établi, ni au village ni à l’abbaye.

Pour aller au-delà de la commune

  • Vers l’abbaye d’Arthous (8,5 km de Guiche, moins depuis le village) : par le chemin du Bimi, à travers les champs de maïs. L’étape culturelle incontournable.
  • Vers le port d’Hastingues (5,7 km de Guiche) : au bord des Gaves réunis, point bas de la commune.
  • Vers Peyrehorade (3 à 4 km) : par la D 23 ou la D 19 ; commerces, gare TER, pont sur les gaves, marché du mercredi depuis 1358.
  • Vers Guiche (ouest) : par la D 253 et la D 261, avec le port et le château perché.
  • Vers Bidache (sud-ouest) : village et château dominant la Bidouze, à quelques kilomètres.
  • Vers Sames et le Bec-du-Gave : confluence des Gaves réunis et de l’Adour, à 500 m de la variante.
  • Vers Sorde-l’Abbaye (est, 17 km de Guiche) : abbaye, église aux mosaïques romaines, sentier le long du gave.
  • Vers Bellocq (31,6 km) : par Lahontan et Saint-Cricq-du-Gave, au débouché de la voie verte de Salies.
  • Vers le château de Gramont : boucle VTT référencée au départ de la commune.
  • Vers Bayonne et Dax : par la V81 / EV3 ou par le train depuis Peyrehorade.

Sources et ressources utiles