1 150 mètres le long de la D 936
Lundi 22 septembre, en fin de matinée, Christian Soubie, président de la Communauté de communes des Coteaux Bordelais, et les élus communautaires ont inauguré une voie verte au sein de la zone d’activité tressoise, en Gironde.
Caractéristiques de l’aménagement :
- 1 150 mètres de long, 3 mètres de large ;
- une circulation sécurisée en parallèle de la D 936, axe à grand passage ;
- le tracé doit être prolongé prochainement jusqu’à l’avenue du Desclaux.
L’intérêt d’un tel aménagement, dans une zone d’activité, est rarement touristique : il dessert des emplois, des commerces et des services, là où les trajets sont courts et répétés. C’est exactement le type de maillage qui peut capter des déplacements du quotidien.
Une peinture qui brille dix heures dans le noir
Le tronçon a été équipé de la peinture photoluminescente LuminoKrom, mise au point par la société Olikrom, basée à Pessac. Le principe est simple à comprendre et moins simple à réussir : la peinture capte et stocke la lumière environnante le jour, puis la restitue la nuit sous forme de luminosité diffuse pendant dix heures, sans consommation d’électricité ni émission de CO2.
Autrement dit, un marquage ou une signalétique qui reste lisible une bonne partie de la nuit, là où l’on n’éclaire pas forcément — et où l’on éclaire de moins en moins, pour des raisons de coût et de sobriété énergétique. Sur les voies vertes, la question de la visibilité nocturne est récurrente : beaucoup d’aménagements ne sont pas éclairés, et les usagers qui rentrent tard se retrouvent dans le noir.
Le chantier a été mené sous maîtrise d’œuvre d’ECR Ingénierie et Azimut Ingénierie, réalisé par Spie Batignolles, pour un coût hors taxes de 660 220 euros, dont 37 677 euros subventionnés par l’Ademe.
À quoi ça sert vraiment
Il faut rester prudent sur ce type de technologie : la peinture photoluminescente n’éclaire pas la chaussée comme un lampadaire. Elle rend lisible un marquage, une bordure ou un repère, pas l’ensemble de l’itinéraire. Elle ne remplace donc pas un éclairage public là où il est nécessaire ; elle apporte un repère passif là où l’on a choisi de ne pas éclairer.
C’est précisément ce qui la rend intéressante pour les voies vertes : une solution sobre, sans réseau ni facture, qui améliore la perception du chemin à la nuit tombée. Reste à voir comment elle vieillit à l’usage — tenue dans le temps, résistance au trafic et à la météo, éventuelle baisse de la luminosité après plusieurs mois d’exposition.
Pour Tresses, l’essentiel est ailleurs : le tronçon sépare les usagers fragiles d’un axe routier passant, et promet une continuité vers l’avenue du Desclaux. C’est cette logique de maillon — et non la seule innovation du revêtement — qui fera la valeur réelle de la voie verte sur le long terme.
Sources
- Sud Ouest, Tresses : une voie verte équipée de peinture luminescente inaugurée dans la zone d’activité (22 septembre 2026)
https://www.sudouest.fr/gironde/tresses/tresses-une-voie-verte-equipee-de-peinture-luminescente-inauguree-dans-la-zone-d-activite-30731119.php
Photo d’illustration générée par IA en attendant d’aller tester sur place…

