Cavaillon

Cavaillon est une ville de 25 636 habitants du Vaucluse, posée au confluent de la Durance et du Calavon, au pied de la colline Saint-Jacques et à l’entrée nord du Parc naturel régional du Luberon. Ville de plaine, de marché et de patrimoine – cathédrale, synagogue, arc romain -, elle est surtout, pour les cyclistes,…

Code postal
84300
Population
25 636 (2023)
Pistes cyclables
6,9 km
Voies vertes
45 km

Intermodalité

Cavaillon est une ville de 25 636 habitants du Vaucluse, posée au confluent de la Durance et du Calavon, au pied de la colline Saint-Jacques et à l’entrée nord du Parc naturel régional du Luberon. Ville de plaine, de marché et de patrimoine — cathédrale, synagogue, arc romain —, elle est surtout, pour les cyclistes, un point de départ.

Comment rouler à Cavaillon

Vers Gordes, Roussillon et les villages perchés

Cavaillon se situe dans le département de Vaucluse (84), en région Provence-Alpes-Côte d’Azur, à environ 25 kilomètres au sud-est d’Avignon. La commune appartient à la Communauté d’agglomération Luberon Monts de Vaucluse et compte 25 636 habitants.

La ville occupe la plaine alluviale, entre la Durance à l’ouest et le Calavon — aussi appelé Coulon — qui la traverse. La colline Saint-Jacques, avec ses falaises et ses sentiers, marque le relief au sud du centre ancien. Autour, la plaine maraîchère, les vergers et les coteaux du Luberon ; le massif du Luberon ferme l’horizon à l’est, les Monts de Vaucluse au nord-est.

Cavaillon est un carrefour routier et ferroviaire : autoroute A7 à proximité, routes vers Avignon, Apt, Salon-de-Provence et le Luberon, et gare SNCF sur la ligne TER 09 Avignon – Miramas – Cavaillon – Marseille, où les vélos sont admis. La ville est aussi desservie par les cars régionaux ZOU, dont la ligne 915 Avignon – Apt, dont certains services sont équipés d’un porte-vélo.

La Véloroute du Calavon, l’un des plus beaux axes cyclables de Provence, intégré à l’EuroVelo 8 « La Méditerranée à vélo ».

Cavaillon est le point de départ de la Véloroute du Calavon. L’itinéraire démarre au premier rond-point à l’est du pont de la Durance, puis traverse l’agglomération sur des aménagements neufs réalisés en 2024 et jalonné avec l’identifiant EuroVelo 8.

La traversée urbaine a été entièrement réaménagée en 2024 : la ville dispose désormais d’un itinéraire continu, jalonné et sécurisé, qui la relie à Robion, Coustellet, Apt et au Luberon. Le point faible reste la liaison entre la gare SNCF et la véloroute, encore mal signalée.

Après le franchissement de la Durance, la véloroute traverse la ville en franchissant quatre intersections marquées au sol, puis se dirige vers le sud en longeant la D938 (avenue Marius Espérandieu) sur une large piste séparée de la route par une bordure en béton de bonne hauteur, doublée d’une voie piétonne.

Cette première partie représente 7,7 km entre Cavaillon et Robion. Au-delà, la véloroute continue vers Coustellet, Les Beaumettes, Goult-Lumières, le pont Julien, Apt et Saint-Martin-de-Castillon, sur un parcours total de 45 km (52 km selon le Département), quasiment sans dénivelé — moins de 300 mètres de cumulative — et constitué à 92 % de voies vertes. Le revêtement est un enduit gravillonné, roulant, praticable en rollers sur les sections en voie verte.

Un point mérite attention : la véloroute passe en périphérie, et le centre-ville se rejoint par l’avenue de Cheval-Blanc puis la route de Pertuis, environ 2 km à vélo. C’est le principal chaînon manquant pour les voyageurs arrivant par le train avec un vélo.

Rouler au quotidien à Cavaillon

Cavaillon est une ville de services : commerces, marché, établissements scolaires, centre hospitalier, zones d’activités, équipements sportifs et culturels. Les distances internes restent modestes — le centre se parcourt à vélo en quelques minutes —, mais le réseau cyclable communal reste partiel et discontinu. La véloroute constitue un axe structurant nord-sud, pas un maillage de quartier.

Le relief est favorable : la plaine est plate, seule la colline Saint-Jacques introduit de la pente. En revanche, le climat impose son rythme : chaleur estivale marquée, mistral, et une pratique plus confortable tôt le matin ou en arrière-saison. Le vélo à assistance électrique est adapté aux distances vers les zones commerciales et les villages voisins.

Les trajets utilitaires vers Robion, Les Taillades, Coustellet ou l’Isle-sur-la-Sorgue peuvent s’appuyer sur la véloroute et les petites routes de la plaine. Vers Avignon, en revanche, il n’existe pas de liaison cyclable directe identifiable : la voie rapide et la Durance restent des obstacles, et la ViaRhôna passe à une vingtaine de kilomètres à l’ouest.

La fréquentation touristique est un moteur : la ville est une porte d’entrée du Luberon, et la véloroute attire déjà, selon le Département, environ 70 000 usagers par an sur les sections en service , un chiffre antérieur à l’ouverture de la traversée de Cavaillon, qui devrait encore l’augmenter.

Voies vertes et véloroutes

La Véloroute du Calavon. Aménagée sur l’emprise de l’ancienne ligne ferroviaire Cavaillon – Volx, désaffectée, elle est réalisée par le Département de Vaucluse depuis 2005, en partenariat avec le Parc naturel régional du Luberon. Longue de 45 km (52 km jusqu’à Saint-Martin-de-Castillon selon le Département), elle relie Cavaillon à Robion, Coustellet, Les Beaumettes, Goult-Lumières, le pont Julien, Apt, Saignon et Saint-Martin-de-Castillon. Elle est constituée à 92 % de voies vertes, avec quelques sections sur routes partagées. Un prolongement vers les Alpes-de-Haute-Provence, par Céreste, Dauphin, Saint-Maime et Volx, est à l’étude.

L’EuroVelo 8 « La Méditerranée à vélo ». La véloroute du Calavon est la portion vauclusienne de cet itinéraire européen qui doit relier, à terme, Cadix en Espagne à Athènes puis Chypre, en traversant onze pays sur 5 888 kilomètres. En France, il passe par Narbonne, Béziers, Sète, La Grande-Motte, Cavaillon et Apt par la vallée du Calavon, puis Forcalquier. La portion vauclusienne est présentée par le Département comme l’une des plus avancées d’Europe.

Le financement de la traversée urbaine. Le plan de financement de l’opération s’élève à 2 903 909,71 €, répartis entre le FEDER (1 084 177,11 €), le Département de Vaucluse (984 732,60 €), la Région Sud (501 000 €) et l’État-CPER (334 000 €). Le FEDER a notamment permis de connecter la véloroute au centre-ville de Cavaillon et à sa gare, d’assurer la continuité vers les Bouches-du-Rhône et de construire un ouvrage de passage sous la RD 2.

Les boucles du Luberon. Depuis Cavaillon, Robion ou Apt, la boucle « Autour du Luberon » propose 236 km de circuits balisés. D’autres boucles partent de Robion, Beaumettes, Goult-Lumières ou Apt — « Gordes à vélo », « Les Ocres à vélo ».

La ViaRhôna. Elle longe le Rhône à une vingtaine de kilomètres à l’ouest, via Avignon, mais aucune liaison cyclable continue entre Cavaillon et la ViaRhôna n’est identifiée dans les sources consultées.

Services vélo

L’offre commerciale s’appuie sur l’agglomération : la zone traversée par la véloroute comprend un magasin Décathlon, et l’on trouve à Cavaillon et alentour des enseignes sportives et des commerces de cycle. Le club Véloroc de Cavaillon est identifié comme acteur local de la pratique, aux côtés du club de Robion.

L’information est bien organisée à l’échelle de l’itinéraire : Vélo Loisir Provence, association basée à Robion, édite les brochures et traces de la Véloroute du Calavon et des boucles du Luberon ; les offices de tourisme du secteur (Cavaillon, Luberon, Isle-sur-la-Sorgue) relaient les parcours.

Le label national Accueil Vélo, qui distingue les hébergements et services équipés pour les cyclistes itinérants, n’est pas documenté à Cavaillon dans les sources consultées. Sur un itinéraire EuroVelo 8 fréquenté, c’est un levier à activer : hébergements labellisés, stationnements sécurisés, location de vélos et de VAE, ateliers de réparation, consignes à la gare.

Pour aller au-delà de la commune

  • Vers Robion (est) : 7,7 km de véloroute, première étape après la traversée urbaine.
  • Vers Coustellet et Les Beaumettes : poursuite sur l’ancienne voie ferrée, entre plaine agricole et villages.
  • Vers Apt (est) : environ 34 km, par le pont Julien, site romain réservé aux piétons et aux cyclistes.
  • Vers Saint-Martin-de-Castillon : le terminus vauclusien de l’itinéraire, au pied du village perché.
  • Vers Avignon (ouest) : environ 25 km, sans liaison cyclable sécurisée identifiée ; la ViaRhôna passe par Avignon.
  • Vers l’Isle-sur-la-Sorgue et Fontaine-de-Vaucluse (nord) : petites routes de la plaine et circuits balisés du Luberon.
  • Vers Gordes, Roussillon et les villages perchés : accessibles par des détours grimpants depuis la véloroute, plutôt à vélo à assistance électrique.

Sources et ressources utiles